FC BARCELONE 0-0 CHESLEA
Le FC Barcelone n'a pas pu régaler comme à ses habitudes, mardi en demi-finale aller de la C1, neutralisé par Chelsea sur sa pelouse du Camp Nou (0-0).
Pour la première fois cette saison dans un match de Ligue des champions, Barcelone n'a pas marqué, et cela constitue en soi une victoire pour Chelsea, son adversaire mardi en demi-finale aller (0-0). Il lui faudra concrétiser ce résultat nul dans huit jours à Stamford Bridge. Ce n'est pas fait d'avance sans le supplément sucré que constitue toujours, en C1, le but inscrit à l'extérieur. Mais en ''humanisant'' ainsi le grand favori du tournoi, en se montrant trois fois dangereux avec très peu de munitions, le finaliste de l'an passé a marqué beaucoup de points. Archi-dominateur, mais déréglé sur quelques-uns de ses points forts, le Barça connaît cependant ce genre ce scénario sur le bout des doigts. 0-0 au Camp Nou en demi-finale, c'est également le score qu'il avait concédé contre Milan en 2006 et Manchester United en 2008. Les autres manches avaient à peine été plus prolifiques : 1-0 pour les Catalans en Italie (aller) et élimination sur le même score à Old Trafford (retour)...
Chelsea a cumulé une impressionnante discipline tactique et beaucoup de rigueur dans les duels - même si Alex fut parfois à la limite, comme Bosingwa agrippé au maillot d'Henry à la 73e - pour se sortir indemne d'un tel match. Pendant un quart d'heure, le premier, il a donné l'impression de pouvoir contenir les assauts du brillant Barça de Guardiola avant de se rendre à l'évidence : il verrait peu le ballon, et le Barça camperait globalement dans sa moitié de terrain. Mais, avec un entrejeu renforcé par le duo Obi Mikel - Essien, Chelsea a réussi à empêcher son adversaire d'imprimer un rythme insoutenable, de redoubler les passes propres dans les trente derniers mètres, et l'a contraint à chercher des schémas de jeu qui ne sont pas ses préférés pour porter le danger : longs ballons, coups de pied arrêtés ou centres tendus. Les chiffres dessinent la perturbation qu'a dû soutenir Barcelone. 65% de possession de ballon, c'est un indice qui lui ressemble. Mais six tirs cadrés, c'est très peu par rapport à ses standards, surtout avec un geste de précision en moins.
MANCHESTER UNITED 1-0 ARSENAL
Manchester United a survolé sa demi-finale aller de Ligue des champions contre Arsenal, mais n'a pas réussi à obtenir une avance équivalente à son outrageuse domination. Un but d'O'Shea (17e) permettra à Manchester d'aller à l'Emirates avec un but d'avance (1-0).
Mardi, à la veille de Manchester United - Arsenal, c'est en visionnaire qu'Alex Ferguson avait pris le micro lors de la conférence de presse. Le manager des Red Devils avait dit en substance qu'une victoire 1-0 lui irait à ravir et que rien ne serait joué avant le match retour à l'Emirates. Sur ce dernier point il a raison : «Il y aura encore du foot à voir». Sur le premier, il a forcément la sensation d'avoir parlé trop vite. Manchester a bien gagné 1-0, mercredi à Old Trafford. Mais s'il avait vaguement converti au tableau d'affichage son outrageuse domination, il serait déjà en finale. Parice Evra, à chaud, s'est carrément dit «énormément déçu» au micro de Canal+. «Ce n'est pas un bon résultat, il y avait de la place pour le 2-0, et pour le 3-0.» Au moins...
A part, peut-être, une tentative de pressing un peu plus convaincante peu après la pause, Arsenal a subi une déferlante. Manchester United, dès les premières minutes, avait un temps d'avance sur tous les ballons, tous les enchaînements, beaucoup de plus de dynamisme, de vitesse et d'impact dans les duels. Cause ou conséquence, Arsenal se singularisait par un marquage laxiste, voire symbolique, et une tenue de ballon très incertaine. De loin, le gardien Almunia fut le joueur londonien le plus brillant. Quasiment le seul à exister, dernier rempart sur une tête de lobée de Rooney (2e) ou encore deux tentatives de Cristiano Ronaldo (29e). C'est juste après avoir sauvé deux fois son équipe, devant Tevez à bout portant, que l'Espagnol a dû s'incliner devant le latéral droit O'Shea, monté profiter du quadrillage aléatoire des Gunners (17e, 1-0).
Au total, Manchester United a tiré quatorze fois, quinze en comptant le but du 2-0 inscrit par Giggs à la 78e, mais refusé pour un hors-jeu signalé à tort, car ce n'était pas lui qui avait de l'avance sur la défense londonienne au départ de l'action. Cristiano Ronaldo, lui, a failli s'offrir un nouveau but sur une frappe de mule de trente mètres, après celui de la victoire à Porto (1-0). Cette fois, la barre s'est interposée (69e). Mauvais résultat, dit Evra... Mais une sacrée impression. Arsenal n'a jamais éliminé de club anglais en coupe d'Europe. Mercredi, il n'a rien montré qui pourrait interrompre la série. Ferguson, lui, avait parlé d'autre chose, la veille : de son intérêt pour une deuxième victoire consécutive en Ligue des champions. Crédible, on vous dit
Le FC Barcelone n'a pas pu régaler comme à ses habitudes, mardi en demi-finale aller de la C1, neutralisé par Chelsea sur sa pelouse du Camp Nou (0-0).
Pour la première fois cette saison dans un match de Ligue des champions, Barcelone n'a pas marqué, et cela constitue en soi une victoire pour Chelsea, son adversaire mardi en demi-finale aller (0-0). Il lui faudra concrétiser ce résultat nul dans huit jours à Stamford Bridge. Ce n'est pas fait d'avance sans le supplément sucré que constitue toujours, en C1, le but inscrit à l'extérieur. Mais en ''humanisant'' ainsi le grand favori du tournoi, en se montrant trois fois dangereux avec très peu de munitions, le finaliste de l'an passé a marqué beaucoup de points. Archi-dominateur, mais déréglé sur quelques-uns de ses points forts, le Barça connaît cependant ce genre ce scénario sur le bout des doigts. 0-0 au Camp Nou en demi-finale, c'est également le score qu'il avait concédé contre Milan en 2006 et Manchester United en 2008. Les autres manches avaient à peine été plus prolifiques : 1-0 pour les Catalans en Italie (aller) et élimination sur le même score à Old Trafford (retour)...
Chelsea a cumulé une impressionnante discipline tactique et beaucoup de rigueur dans les duels - même si Alex fut parfois à la limite, comme Bosingwa agrippé au maillot d'Henry à la 73e - pour se sortir indemne d'un tel match. Pendant un quart d'heure, le premier, il a donné l'impression de pouvoir contenir les assauts du brillant Barça de Guardiola avant de se rendre à l'évidence : il verrait peu le ballon, et le Barça camperait globalement dans sa moitié de terrain. Mais, avec un entrejeu renforcé par le duo Obi Mikel - Essien, Chelsea a réussi à empêcher son adversaire d'imprimer un rythme insoutenable, de redoubler les passes propres dans les trente derniers mètres, et l'a contraint à chercher des schémas de jeu qui ne sont pas ses préférés pour porter le danger : longs ballons, coups de pied arrêtés ou centres tendus. Les chiffres dessinent la perturbation qu'a dû soutenir Barcelone. 65% de possession de ballon, c'est un indice qui lui ressemble. Mais six tirs cadrés, c'est très peu par rapport à ses standards, surtout avec un geste de précision en moins.
MANCHESTER UNITED 1-0 ARSENAL
Manchester United a survolé sa demi-finale aller de Ligue des champions contre Arsenal, mais n'a pas réussi à obtenir une avance équivalente à son outrageuse domination. Un but d'O'Shea (17e) permettra à Manchester d'aller à l'Emirates avec un but d'avance (1-0).
Mardi, à la veille de Manchester United - Arsenal, c'est en visionnaire qu'Alex Ferguson avait pris le micro lors de la conférence de presse. Le manager des Red Devils avait dit en substance qu'une victoire 1-0 lui irait à ravir et que rien ne serait joué avant le match retour à l'Emirates. Sur ce dernier point il a raison : «Il y aura encore du foot à voir». Sur le premier, il a forcément la sensation d'avoir parlé trop vite. Manchester a bien gagné 1-0, mercredi à Old Trafford. Mais s'il avait vaguement converti au tableau d'affichage son outrageuse domination, il serait déjà en finale. Parice Evra, à chaud, s'est carrément dit «énormément déçu» au micro de Canal+. «Ce n'est pas un bon résultat, il y avait de la place pour le 2-0, et pour le 3-0.» Au moins...
A part, peut-être, une tentative de pressing un peu plus convaincante peu après la pause, Arsenal a subi une déferlante. Manchester United, dès les premières minutes, avait un temps d'avance sur tous les ballons, tous les enchaînements, beaucoup de plus de dynamisme, de vitesse et d'impact dans les duels. Cause ou conséquence, Arsenal se singularisait par un marquage laxiste, voire symbolique, et une tenue de ballon très incertaine. De loin, le gardien Almunia fut le joueur londonien le plus brillant. Quasiment le seul à exister, dernier rempart sur une tête de lobée de Rooney (2e) ou encore deux tentatives de Cristiano Ronaldo (29e). C'est juste après avoir sauvé deux fois son équipe, devant Tevez à bout portant, que l'Espagnol a dû s'incliner devant le latéral droit O'Shea, monté profiter du quadrillage aléatoire des Gunners (17e, 1-0).
Au total, Manchester United a tiré quatorze fois, quinze en comptant le but du 2-0 inscrit par Giggs à la 78e, mais refusé pour un hors-jeu signalé à tort, car ce n'était pas lui qui avait de l'avance sur la défense londonienne au départ de l'action. Cristiano Ronaldo, lui, a failli s'offrir un nouveau but sur une frappe de mule de trente mètres, après celui de la victoire à Porto (1-0). Cette fois, la barre s'est interposée (69e). Mauvais résultat, dit Evra... Mais une sacrée impression. Arsenal n'a jamais éliminé de club anglais en coupe d'Europe. Mercredi, il n'a rien montré qui pourrait interrompre la série. Ferguson, lui, avait parlé d'autre chose, la veille : de son intérêt pour une deuxième victoire consécutive en Ligue des champions. Crédible, on vous dit